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  • NICOLE CLAVELOUX (1/4) : "je ne vise pas un public particulier. Je me dis que de 7 à 77 ans, je dessine de la même façon. Par contre, pour les plus petits, je ne mets pas beaucoup de détails. Les morceaux choisis de la Belle et la Bête sont pour adultes, mais liés à l'enfance car cette histoire nous suit partout : c'est la version érotique du conte. J'aimerais travailler indifféremment pour les enfants ou pour les adultes et puis en plus quand on dit "les enfants", ça n'existe pas. Ils sont tous différents. Il y a des adultes qui ont acheté TOTEM ET TABOU. Il y a des psy qui ont reçu ça comme cadeau !" width:640;;height:480
  • NICOLE CLAVELOUX (2/4) : "On peut dire que je m'amuse bien. Là, je suis un peu à la retraite et je fais encore plus qu'avant ce que je veux. Je me base beaucoup sur mes souvenirs d'enfant. En fait, je fais des dessins "pour moi quand j'étais petite". Je voudrais que tout soit énigmatique, mais ce n'est pas évident. J'aimerais faire des images et que plein d'analystes savants se penchent et n'arrivent pas à en trouver le sens. J'aime bien le terme "réalisme magique", ce n'est pas abstrait, ce n'est pas cubiste, c'est réaliste photographiquement mais ça représente des choses qui n'existent pas ou des choses fantastiques." width:640;;height:480
  • NICOLE CLAVELOUX (3/4) : "Moi, je n'ai pas d'histoires à raconter. Dans mes livres, les histoires, ce n'est pas moi qui les ai écrites. Je m'appuie totalement sur l'histoire. Mes dessins suivent un fils. J'aimerais savoir écrire et commencer par "il était une fois" mais je ne peux pas, sauf par l'entremise de personnages qui dialoguent. Quand j'étais gamine, je faisais des personnages avec les chats et le chien de la maison et je les faisais dialoguer. Je sais faire des dialogues disons de théâtre mais pas des histoires. Pour OKAPI, j'ai créé LOUISE XIV par exemple. C'est la caricature d'une amie que je trouvais un peu royale dans sa manière d'agir avec les autres. Son blason, c'est un menhir et un macaroni car elle allie la souplesse du menhir avec le dynamisme d'un macaroni cuit. Après le personnage même s'il part de quelqu'un de vrai, d'un défaut de caractère, de quelque chose qui m'amuse, après, il vit sa propre vie." width:640;;height:480
  • NICOLE CLAVELOUX (4/4) : "Je ne nie pas les influences. J'ai été nourrie avec des dessins de ROJANKOSKY. Aujourd'hui on ne veut pas trop de continuation, de transmission, de culture. Mais dans le vide, on ne crée pas. Les influences, on s'en détache, c'est un engrais. On doit vouloir ne pas transmettre des clichés, des habitudes mais c'est bien de copier, on apprend en copiant. Parfois, je n'ai pas l'impression d'être toujours moi. Je me laisse influencer par des quantités de gens, surtout dans des directions très différentes les unes des autres, ce qui fait que ça tiraille un petit peu. Il suffit que je vois par exemple  l'exposition d'INGRID GODON et je me dis c'est vrai, elle a raison, il faut dessiner au crayon et ça m'a donné envie de travailler avec les mêmes matériaux. Et si je vais voir autre chose, je vais avoir envie de faire autre chose. Finalement, on s'inspire, on apprend des autres. C'est comme une porte qu'on ouvre." width:426;;height:640
  • CLAIRE DÉ (1/4) : "L'idée avec mon installation, c'est d'aller au delà. On sort du livre parce que l'image est libérée de son dos, de sa spirale. C'est comme un prolongement. On rentre dans le livre. On arrive dans l'espace. On est dans l'expérimentation. Dans mes photographies, j'essaie toujours par le regard de convoquer tous les sens, que mes photographies fassent du bruit, qu'elles soient sensibles, ouvertes, comme suspendues.  L'idée dans l'installation présentée ici, c'est que les enfants aient des morceaux de paysages vivants, de grandes fenêtres ouvertes, que ces grands tirages soient à leur hauteur, qu'ils aient la sensation de pouvoir entrer dans le paysage, que les photos soient extrêmement simples et qu'il y ait l'idée du souffle." width:640;;height:360
  • CLAIRE DÉ (2/4) : "Au départ sur ARTI SHOW, je voulais faire des décors géants comme des pages de livres géants, qu'on se fasse des costumes avec les pages. Ca aurait été absolument génial mais cela n'a pas pu se faire. Le livre et les installations sont ce que j'appelle des chantiers artistiques et on passe de l'un à l'autre. Je sais ce que ça peut apporter aux enfants par expérience. La lecture, ce n'est pas une question de livre. On peut lire le paysage. Ca dépasse le livre. Ce qui est intéressant c'est de pouvoir faire voyager l'enfant, qu'il puisse sortir du livre. Mes livres sont très construits. il y a des choses cachées et c'est une réflexion sur ce qui peut se fabriquer avec les images. L'idée c'est qu'il y ait des lectures multiples, c'est à dire qu'on puisse relire  de nombreuses fois le même livre sans jamais le voir pareil.  Un livre peut être un terrain de jeu. Un livre est-il un livre et jusqu'où c'est un livre ? Les livres parfois ça m'énerve. Je suis faite de livres, je suis née avec les livres mais des fois j'ai envie de m'en détacher. Avec A TOI DE JOUER, c'est vraiment ça. Je joue avec les limites de l'objet." width:426;;height:640
  • CLAIRE DÉ (3/4) : "J'ai travaillé sur le blanc, le vide, les matières. Au départ, il y a le projet qui s'est appelé le blanc l'espace d'imaginaire. L'intention du dispositif est aussi de remettre les enfants en situation de jeux imaginaires. Les enfants nous surprennent. Ils sont encore très libres. Leurs jeux d'association sont passionnants. Sur les images de nuages, on a entendu des choses très belles, très poétiques. Si on veut qu'il se passe quelque chose, il faut que les gens se rendent disponibles pour regarder, ressentir. L'idée est de leur donner de l'espace pour qu'ils lâchent prise, qu'ils aient tous leurs sens en éveil, pour vivre une expérience forte. Après, ils regarderont les choses autrement." width:425;;height:640
  • CLAIRE DÉ (4/4) : "Souvent à la maison, je n'ai pas assez de place dans mon atelier, il y a des choses qui descendent, que mes enfants regardent et pour lesquelles ils me questionnent. La vie, c'est de l'Art à la maison, c'est comme ça, même dans nos assiettes. On s'amuse mais l'amusement comme quelque chose de créatif, d'inventif et c'est le vrai plaisir, l'état de désir. J'aime partager ce plaisir, donner la chance aux enfants d'avoir ce désir de vivre, d'expérimenter, de s'aventurer. Dans mes installations-jeux, les enfants viennent éprouver, expérimenter. Mais ce n'est pas une question d'âge. Pour des adultes, j'aurai amené des tas d'autres choses pour qu'il y ait par exemple une vraie pratique photographique, des jeux avec le corps. J'aime que chacun puisse se sentir créatif, que chacun soit bien, ait envie de jouer. Avec les enfants, on a parlé des abeilles et je leur dis qu'ils sont des abeilles, qu'ils vont polliniser les images avec leur imaginaire, comme si l'image allait garder une trace de leurs regards et leurs yeux allaient garder une trace de ces images." width:425;;height:640
  • MARION FAYOLLE (1/5) : "j'ai déjà parlé dans d'autres lieux de mon livre LA TENDRESSE DES PIERRE. J'arrive à en parler avec du recul comme d'un livre et pas comme de ma vie. J'avais l'envie de réussir à raconter cette histoire avec une forme d'humour et de poésie et de mise à distance assez grande pour que justement d'autres puissent se réapproprier le récit et rentrer dans le livre." width:426;;height:640
  • MARION FAYOLLE (2/5) : "Je travaille avec des calques. C'est la manière de construire mon travail, plus comme un lexique que comme une série. J'essaie toujours de faire des choses très très simples et d'imaginer mes personnages un petit peu comme des pantins ou des petites marionnettes que j'anime et qui racontent des choses avec leur corps." width:426;;height:640
  • MARION FAYOLLE (3/5) : "Généralement, j'écris des histoires que j'invente. Ce sont des choses plus légères qui questionnent toujours les rapports entre les gens, avec une forme de décalage et de l'humour. Je dessine depuis toujours. J'écrivais aussi enfant. je ne mélangeais pas trop l'un et l'autre jusqu'à ce que je fasse les ARTS DECO de STRASBOURG : c'est là que j'ai réussi à mélanger les deux, mais aussi à faire des images qui racontent des histoires, une écriture par le dessin." width:480;;height:640
  • MARION FAYOLLE (4/5) : "A l'école, on a du temps, des outils, des guides et d'autres étudiants. Je continue de travailler avec certains, on s'épaule, on travaille en écho, on se donne la main. La scénographie pour le festival, ce sont des gens qui étaient avec moi et qui font du design. Ils ont construit cette exposition avec des pierres qui tiennent des panneaux de bois. Cela me donne une force que je n'aurais pas si j'étais seule dans mon coin." width:426;;height:640
  • MARION FAYOLLE (5/5) : "Je suis quand même seule quand je travaille chez moi. J'apprécie de venir dans les festivals, les salons, de confronter les manières de faire, d'échanger... de voir ce qui se passe en dehors de mon appartement." width:480;;height:640
  • INGRID GODON (1/4) : "Dès le début, mon livre IK WOU (J'AIMERAIS) a suscité beaucoup de réactions. C'est pour qui ce livre m'a dit mon éditeur, ce n'est pas pour les enfants parce que ça va faire peur ? Mais c'est aussi les adultes qui ont peur de montrer des choses aux enfants. J'ai pris des photos, des portraits qui m'inspiraient. Je ne les ai pas copiés, je partais des visages, à ma manière, avec des yeux écartés." width:640;;height:480
  • INGRID GODON (2/4) : "Ce que je veux vraiment trouver dans mon travail, c'est quelque chose de très tendre, de précieux, de sensible. J'essaie de dessiner avec deux traits quelque chose de très juste. J'arrive petit à petit à oser aussi, à oser me jeter, à être au plus près, à dessiner tout de suite. J'ai trouvé ce que je cherchais depuis longtemps et j'ai de la place pour faire ça. Les rencontres lors du festival, ça donne de l'énergie, l'envie de continuer aussi. On se sent très respecté. On sait pourquoi on fait tout ça. Ça donne aussi l'inspiration. J'ai bien envie de rentrer et de me mettre de nouveau au travail." width:640;;height:480
  • INGRID GODON (3/4) : "On a un travail très solitaire. Toujours en face de son travail. Il y a des jours ça va mal et il y a des jours où ça va très bien. J'ai toujours travaillé seule, ce n'est pas un problème mais j'aime bien être ici. J'observe beaucoup. Je regarde beaucoup. Je pense que tous les illustrateurs le font. Et J'aime bien regarder les gens. Il y a dans ma tête comme une grande éponge." width:640;;height:426
  • INGRID GODON (4/4) : "Petite, je n'avais pas trop de livre à la maison. J'ai vu des livres de Rembrandt, des primitifs flamands, j'étais tellement attirée mais ce n'était pas pour les enfants ; mais je pense que les enfants peuvent les aimer. Les peintres flamands, italiens, ils sont à coté de moi. L'inspiration au départ est vraiment venue de là. Aujourd'hui j'ai de la chance. Je suis très libre." width:640;;height:480
  • SUSANNE JANSSEN (1/4) : "Même avec un texte ou un thème que l'on illustre, on peut aller plus loin. Enfant j'ai toujours illustré des livres et déjà la Bible." width:426;;height:640
  • SUSANNE JANSSEN (2/4) : "Une des femmes de la bible présentée à la Cathédrale s'appelle Suzanne "celle qui non", je n'ai pas vraiment de lien avec cette figure mais oui, ça me plait de dire non. Il faut que j'apprenne encore mieux à le dire dans certaines circonstances, c'est bien d'avoir le droit  de dire non." width:640;;height:480
  • SUSANNE JANSSEN (3/4) : "Mes enfants, presque le premier mot qu'ils ont prononcé, c'était le non. Le non, c'est aussi rester soi-même. Petite j'avais un livre de contes sans image qui m'a toujours accompagnée, réconfortée. C'est mon histoire, c'est nos histoires celles de GRIMM ou de PERRAULT, on est tous passé par cette forêt angoissante, on a tous rencontré les sorcières, les loups et on est tous à moitié ressorti de tout ça." width:640;;height:426
  • SUSANNE JANSSEN (4/4) : "Pour moi, il n'y a pas de frontière entre la peinture et l'illustration. Je me suis inspirée de la peinture flamande de la renaissance, qui m'a toujours impressionnée mais j'ai aussi travaillé avec une photo pour HANSEL ET GRETEL. Il faut aimer les personnages que l'on dessine et je suis tombée amoureuse de la fille sur cette photo. Je l'ai retravaillée, je l'ai redécoupée, redessinée." width:640;;height:480
  • CLAUDE PONTI  (1/5) : "Quand ma fille est arrivée dans ma vie, j'ai décidé de lui faire un cadeau de naissance. Je ne voulais pas l'acheter, je voulais le fabriquer. Tout ce que je savais faire à peu près bien c'était dessiner et je lui ai dessiné un livre. A 14 ans, elle m'a dit  "papa sans moi tu ne serais rien". Je lui ai dit « tu as raison, mais pour les droits d'auteur tu attendras ma mort ». Tous les soirs, je lui racontais une histoire, puis une histoire avec une suite, puis j'en faisais un feuilleton. Quand j'en ai fait des livres, elle s'est sentie un peu trahie mais maintenant ça va mieux. Je commence le livre uniquement quand j'ai l'histoire. Ensuite, je trouve le personnage à qui l'histoire colle car elle ne peut pas arriver à n'importe qui. Le décor dans mes histoires, c'est le monde dans lequel doit vivre le personnage. Les enfants dans mes livres sont des enfants. Ils vivent comme des enfants, ils sont en partie humain, en partie animaux comme nous. Ils vivent dans notre monde à nous qui est juste décrit un petit peu différemment que les conventions habituelles que les adultes appellent tranquillement la réalité." width:640;;height:426
  • CLAUDE PONTI  (2/5) : "Il y avait des livres chez moi et à l'Ecole. J'ai lu des choses qu'on ne faisait pas lire. J'ai mis tout mon argent de poche dans des livres de poche, ce qui était assez logique, J'ai lu des livres sur l'inconscient, la construction du langage. Je suis énormément influencé par des quantités de choses, que j'ai lues, que j'ai vues. Si je vous dis que j'aime BACON ou ROTHKO vous n'allez pas trouver de traces évidentes dans ce que je fais. Si je vous dis BRUGHEL, TOPOR, vous trouvez peut être plus facilement. Un vrai livre très fort et très profond, quel que soit l'âge auquel on y a accès, il prend sa place à l'intérieur de vous, à l'endroit où il doit être, comme s'il avait été là avant. Je m'attache à ce que ça apparaisse dans mes livres non pas comme des références, mais une ouverture pour ce que les enfants verront plus tard." width:640;;height:480
  • CLAUDE PONTI  (3/5) : "L'ARBRE SANS FIN est un livre que j'ai construit après avoir entendu dans un square une petite fille dire "moi non plus je n'ai pas peur de moi". J'y ai réfléchi. Je me suis dis il y un truc, là, et  c'était pour moi le noeud du livre. je l'ai construit concomitamment à une idée qui m'était venue d'un enfant qui percevait son monde comme un arbre, un arbre infini parce que l'enfant est petit et que son monde est tellement grand qu'il n'a aucune idée des limites, qu'il le perçoit comme infini. Ma préoccupation principale c'est de toujours penser que l'enfant est une personne en devenir et que son activité principale et essentielle et fondamentale, c'est de devenir, c'est d'apprendre, de grandir. Je raconte essentiellement des histoires de quelqu'un qui se transforme, qui va passer de petites épreuves mais qui s'en sort toujours. Les enfants sont beaucoup plus libres que les adultes. Moi, je ne fume rien, je ne bois rien, pour avoir de l'imagination il faut juste se laisser faire." width:640;;height:480
  • CLAUDE PONTI  (4/5) : "LE MUZ : j'ai eu l'idée de créer un musée DES oeuvres des enfants, non pas un musée pour les enfants, mais de la peinture d'enfants, de la poésie, de l'architecture, de Land-Art. On a renoncé à demander de l'argent à ceux qui en ont, car on nous a dit que c'était impossible et on s'est rabattu sur internet. En fait, c'est mieux car on ne s'approprie pas les oeuvres des enfants, on n'a que des reproductions numériques, la peinture, le poème reste chez l'enfant et il est visible d'à peu près n'importe où dans le monde, à n'importe quelle heure dès que l'on a internet." width:640;;height:425
  • CLAUDE PONTI  (5/5) : "Depuis 2009, on a pu créer cet endroit où les enfants peuvent envoyer des oeuvres. Il est important que les enfants se rendent compte que des adultes peuvent considérer certains de leur travaux avec autant d'intérêt que des travaux d'adultes, et il est important aussi que les adultes se rendent compte que chez les enfants, il y a aussi des choses qui peuvent être extrêmement utiles aux adultes. Je ne vois pas pourquoi leur production serait exclue de l'ensemble de la production culturelle et de l'intérêt porté à la production du monde en général." width:640;;height:426
  • MELANIE RUTTEN (1/4) : "Il y a toujours des thèmes récurrents dans mes livres, des personnages qui marchent qui sont en chemin. Grandir dans tous les sens du terme, devenir, c'est la même histoire que je raconte toujours. C'est ce voyage qui m'habite. La nature est très importante pour moi. C'est très gai de dessiner la nature, cela permet d'explorer toute sorte de techniques graphiques, couleurs. Cela permet aussi d'évoquer des choses un peu graves, le mal-être, la mort, la séparation mais la nature réconforte aussi. Elle est presque maternelle, la grande histoire du cosmos berce la petite histoire des personnages. Il y a le rythme de ce qui part mais qui revient, les saisons, le soleil, il y a une permanence." width:640;;height:480
  • MELANIE RUTTEN (2/4) : "Moi, je ne réalise pas très bien que les enfants lisent mes livres et cela me fait bizarre d'être à MOULINS à coté de CLAUDE PONTI et des autres invités du festival. Au départ, on est très solitaire quand on fait un livre. On est dans une bulle. J'écris des histoires parce que j'en ai besoin, parce que j'aime ça, parce que ça rend les choses moins moches, plus apaisées, parce que c'est vital. Et puis d'un coup, on voit que son livre est lu, qu'il continue à vivre, que l'histoire continue à être vécue. Ce qui est fantastique ici c'est que l'on peut voir les originaux, on sent la matière, on comprend comment c'est fait mais en même temps pour moi ce n'est pas des oeuvres d'art. Mes illustrations ont été faites dans le but de faire un livre. Elles sont là car il y a toutes les autres existent. J'aime qu'on voie la page entière, qu'on voie les ratures. J'aime voir les carnets de croquis, avec des notes, des recherches. Cela permet de suivre le cheminement, le travail de l'illustrateur. Cela permet de voir que c'est abordable, c'est juste une question de travail, d'envie et  d'amour." width:480;;height:640
  • MELANIE RUTTEN (3/4) : "Pour moi le dessin, ce n'est pas un truc intellectuel. C'est beaucoup plus instinctif. Cela a à voir avec l'odorat, l'ouïe, le toucher, le mouvement, le mime. J'aimerais explorer tout ça.  Plusieurs personnes me disent qu'on est comme dans un rêve dans mes livres mais pour moi, je raconte une histoire et seulement parfois mes personnages rêvent. Rêver c'est très important. J'aime bien faire appel aux rêves. La nuit, c'est salutaire. Mais dans les SAUVAGES, pour moi les enfants vivent vraiment cette nuit-là sauvage." width:640;;height:480
  • MELANIE RUTTEN (4/4) : "Cela fait partie du métier d'auteur jeunesse de  rencontrer beaucoup de classes et d'enfants. C'est important financièrement pour vivre de ce métier, mais c'est aussi juste génial. Les enfants ont un lien, un rapport aux choses tellement neuf et franc. J'adore quand ils ont projeté leur propre histoire, mis du sens eux-mêmes dans l'histoire. Je suis vraiment émue lors de ces rencontres, on est dans la découverte, on n'est pas dans la performance, je sens qu'il y en a qui s'ouvrent à ce moment là. J'aimerais qu'il reste quelque chose de ces rencontres. Je suis fan de ce qu'ils dessinent et de ce qu'ils écrivent. C'est toujours personnel et poétique." width:640;;height:480
  • SEMPÉ PAR MARC LECARPENTIER ET MARTINE GOSSIEAUX (1/4) : "L'obsession de Jean-Jacques SEMPÉ était de faire un album. L'aventure du PETIT NICOLAS, qui est aujourd'hui un succès mondial, est liée à la rencontre de SEMPÉ et de  GOSCINNY mais aussi à la femme de son éditeur qui avait trouvé que c'était formidable et avait demandé à son mari d'éditer l'album. SEMPÉ a alors négocié de faire un album personnel en échange : cet album, c'est RIEN N'EST SIMPLE !" width:426;;height:640
  • SEMPÉ PAR MARC LECARPENTIER ET MARTINE GOSSIEAUX (2/4) : "SEMPÉ dessine ensuite pour le NEW YORKER, PARIS MATCH....Il a collaboré avec Patrick MODIANO (CATHERINE CERTITUDE) et avec Patrick SUSKIND, avec lequel il était ami depuis très longtemps. SEMPÉ a été influencé par SAVIGNAC, CHAVAL et surtout STEINBERG, son maitre. Il travaille avec des crayons de couleur, un morceau de pastel ou de bambou, des pinceaux... à part sa plume atome 423 qui lui est indispensable, il peut dessiner avec tout ce qu'il a sous la main  Il adore l'aquarelle. Quand il dessine, on voit sur son visage ce qu'il dessine. Il déchire souvent. Il recommence et il recommence tout. Il pense beaucoup. Il voit comment il va mettre ses dessins. Il peut les refaire pour que ça rentre. Il a fait des milliers de dessins. Il est dingue. Il travaille 24 h sur 24 même quand il dort !" width:640;;height:480
  • SEMPÉ PAR MARC LECARPENTIER ET MARTINE GOSSIEAUX (3/4) : "SEMPÉ, ce n'est pas du dessin d'observation, c'est du dessin d'imagination. Il peut rester pendant deux jours voire une semaine avec une feuille blanche à chercher, chercher l'idée. Dans la rue, il n'a rien vu mais il a pris des choses. Paris, n'est pas Paris, le Pont des Arts n'est pas le Pont des Arts. Il n'a jamais pris un croquis. Il emmagasine des sensations. Si on prend les 35 albums de Jean Jacques SEMPÉ, ils constituent une sorte d'autobiographie. Il y a dans la totalité du travail de SEMPÉ une moquerie de lui même d'abord et du monde, même si en même temps, il excuse tout le monde. Un mélange de détachement lucide et d'ironie douce." width:640;;height:426
  • SEMPÉ PAR MARC LECARPENTIER ET MARTINE GOSSIEAUX (4/4) : "Ses dessins sont intemporels. Son regard sur le monde est intemporel. Hier par exemple Manuel Vals à la TV aurait pu dire comme sur un des dessins de SEMPÉ de 1962 : "je serai bref, je n'ai rien à rajouter à ce que j'ai dit hier soir à la télévision" ! Il y a ses dessins d'humour (« l'humour est une façon de se tirer d'embarras sans se tirer d'affaire » dit-il), il y a ses dessins plus politique aussi mais ce n'est pas un caricaturiste. Ce n'est pas un journaliste. C'est un écrivain." width:640;;height:480
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